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Jours 304-305: Ceux qui refusent de prendre l’avion

Koh Tao, Thaïlande – Siem Reap, Cambodge.

Jour 304: dimanche 1er septembre 2019

On ne fait pas grand chose de special ce matin. Comme quasiment à chaque fois que l’on s’apprête à prendre le ferry, le temps a tourné à l’orage ! 😉 Petite grasse mat’, préparation des sacs pour le check-out, puis on se pose dans le café au rez-de-chaussée, tenu par la gérante de notre auberge. Un jus de fruit, un café et un bon wifi… Il n’en faut pas plus pour que l’on soit bien installés en attendant la navette de 14h qui doit nous amener au port.

Vous l’aurez compris, on se met à nouveau en route ! Et cette fois, il ne s’agira pas que d’un court trajet vers une autre île paradisiaque… Non, cette fois on met les voiles et on quitte la Thaïlande, direction le Cambodge ! 🙂

Pour être honnête, le sud de la Thaïlande ne nous a pas franchement emballés. Ce n’est pas faute de paysages paradisiaques ; malgré la météo capricieuse que nous avons eue, nous avons pu apprécier les belles plages de carte postale au sable blanc et eau turquoise… En fait, on a du mal avec le tourisme sur-développé de la région, qui semble avoir grignoté “l’âme” du pays. C’est bien simple, on a l’impression d’être de retour en Europe ! Non pas que l’on souhaite absolument vivre des galères ou que l’on fustige notre beau continent, mais notre séjour thaïlandais manque de cet esprit d’ailleurs… Après l’authenticité rencontrée en Indonésie et en Malaisie, le sud de la Thaïlande nous semble plat, et qui plus est, empiète passablement sur notre budget asiatique. 🙁

A cause des dates de la retraite méditative, nous sommes également entrés plus tôt que prévu en Thaïlande, le 14 août. Sachant que l’on re-décolle le 20 septembre de Bangkok et que le visa touristique thaïlandais autorise un séjour de 30 jours, le calcul est vite fait : il nous faut de toute façon quitter le pays à un moment ou à un autre. Cela, combiné à notre peu d’enthousiasme pour les îles du sud, nous a décidé à partir plus tôt que prévu ! 🙂 Nord laotien, Birmanie, Cambodge… Le choix ne manquait pas, mais c’est finalement les Temples d’Angkor qui ont fait pencher la balance en faveur du voisin oriental de la Thaïlande. Nous partons à la découverte de la civilisation khmère !!

… Mais avant ça, un périple digne de ce nom nous attend : ferry, bus de nuit, bus de jour, et passage de l’une des pires frontières du monde en terme de réputation ‘piège à l’arnaque’. Pourquoi pas un simple vol Thaïlande – Cambodge et en 2-3 heures, le trajet est oublié ? Eh bien car depuis notre atterrissage à Singapour fin juillet, nous avons décidé de ne plus reprendre l’avion par soucis écologique. Oui, nous nous permettons de dire ça quand nous avons déjà une quinzaine de vols à notre actif en 2019… Mais mieux vaut tard que jamais : c’est décidé, à partir de maintenant on fera tout par voie terrestre ! Hors vols déjà prévus dans notre billet tour du monde bien entendu… Ne vous inquiétez pas, on finira pas rentrer… 😉

On est prêts : Cambodge tiens-toi bien, les Happy-Riders arrivent !

A 14h, notre navette est là pour nous amener au port. En fait, le chauffeur était déjà là depuis un moment : il nous attendait mais on ne l’avait pas remarqué… Ça commence bien.

Le check-in effectué, on attend l’embarquement dans la salle d’attente extérieure de la compagnie Songserm… Le ferry arrive avec une heure de retard ! Pas grave, on n’est pas pressés, étant donné que le bus pour Bangkok part à 21h de Chumphon…

On a 3 heures de traversée et comme à chaque fois (ou presque) que l’on prend le bateau, la mer est agitée ! Quelques bousculades de temps en temps, le ferry tangue à gauche et à droite pour le plus grand plaisir de certains passagers qui demandent illico un sachet plastique… Comparé au trajet Penang – Langkawi vécu il y a quelques semaines et digne de Pirates des Caraïbes, la traversée est une balade de santé ! 😉 On prend même le temps de geeker un peu sur nos téléphones, mais comble du comble quand on connaît la chaleur extérieure : il nous faut arrêter de taper sur le clavier pour cause de doigts gelés… C’est le retour de la folle histoire d’amour avec la clim’ : on ne compte pas moins de 6 énormes climatiseurs pour une salle plus petite qu’un avion easyjet, et le ferry est loin d’être rempli ! Mamamia, qu’il fait froid… Heureusement, on avait prévu le coup (surtout pour le bus de nuit qui va suivre !), et on a nos gros pulls sous la main. 🙂

Arrivés au port de Chumphon peu après 18h30, il fait déjà nuit noire. On fait le check-in pour la suite du voyage, puis on attend dans la salle du terminal Songserm… Pour rejoindre Bangkok depuis Koh Tao, on avait le choix entre un billet combinant le ferry avec le train, ou avec le bus. Les trains sont réputés pour être extrêmement lents en Thaïlande et le temps de trajet était le même que celui du bus…

On attend donc le bus en regardant les news à la TV du terminal. Même en thaï, on parvient sans problème à comprendre que la situation se dégrade de plus en plus à Hong Kong et cela nous inquiète un peu, étant donné que l’on va transiter par là pour notre vol Bangkok – Katmandou dans 3 semaines… Enfin, on verra bien !

Le bus est pile poil à l’heure. C’est un peu le bazar pour y monter, car les sièges ne sont pas attribuées et tout le monde voudrait des bonnes places pour la nuit ! Chris parvient à choper les 2 derniers sièges côte à côte… Malheureusement, ce sont ceux de la rangée juste devant les escaliers pour l’étage inférieur, et on ne peut donc pas les incliner au maximum. Une nuit à 90 degrés en perspective (pas Celsius, heureusement) ! Ce n’est pas les bus latinos ; ici, l’espace pour les jambes est en format asiatique (c’est à dire que même moi, je suis coincée), on a environ 1 mètre cube et une seule couverture à se partager. Cool !

Mes yeux se ferment et je crois que je vais même réussir à m’endormir…

… LAST STOOOOOOOP !!! FORTY MINUUUUUUTES !!!

Ah merci monsieur, je m’étais justement assoupie. Arrêt pipi et assiette de riz dans une cantine d’aire d’autoroute… A minuit, cette fois c’est vraiment reparti. Si tout va bien, on arrive dans 6 petites heures à Bangkok !

Jour 305: lundi 2 septembre 2019

“Bangkoooooook !!!” … Eh ben, il est 5h du mat’, on a même de l’avance !

Les yeux encore tout collés, on s’extrait de notre siège avec difficulté pour récupérer nos bagages déchargés sur le trottoir. Il fait nuit noire et le trafic de Bangkok n’est pas encore infernal… Les chauffeurs de taxi, par contre, ne manquent pas à l’appel : “Tuk-tuk ? Taxi ? Airport ? Good price !” Beuuuh… Plutôt rude le réveil !

On décline gentiment leurs offres imbattables (…), car on a au préalable localisé les bureaux de la compagnie de bus Giant Ibis, que l’on voudrait prendre pour rejoindre le Cambodge. C’est à quelques centaines de mètres à pied, allons-y !

… Sauf que soit c’est mal situé sur Maps.me, soit on n’arrive pas à le trouver car tous les stores sont encore fermés, mais le fait est que l’on tourne en rond. On slalome entre les quantités phénoménales de sacs de marchandises entreposées sur les trottoirs (c’est l’heure où tous les commerçants reçoivent leurs livraisons journalières ; ils courent tous dans tous les sens avec leur liste longue comme le bras !), et on finit par s’attabler dans un Burger King, à quelques mètres de là. Malheureusement pas trop le choix ; c’est le seul café ouvert à 5h30 du mat’… En plus, on a besoin de wifi, et comme on est à proximité de Kaoh San Road (apparemment la rue de tous les vices de Bangkok), traîner dehors ne nous tente pas plus que ça.

On prend le petit-déjeuner en profitant d’internet pour réserver nos billets de bus pour la suite du trajet, et vérifier l’adresse des bureaux de Giant Ibis. C’était effectivement mal situé sur Maps.me, mais ça ne reste pas trop loin !

Le soleil se lève doucement… Peu avant 7h, on remet nos sacs sur le dos et on se dirige vers le terminal de bus de Giant Ibis. Le personnel est très accueillant et professionnel, les sacs sont chargés en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire et nous sommes installés dans ce bus super confortable. Petit moment cocasse lorsqu’on a voulu y monter : “Bah, y’a pas de porte ??” Si, mais elle est de l’autre côté… Giant Ibis est une compagnie cambodgienne et au Cambodge, on conduit à droite ! Cela va nous faire bizarre, après tant de temps sur le côté gauche de la route… 😉

On rencontre John, un Espagnol de Bilbao, en voyage pour quelques mois pendant l’année sabbatique qu’il s’offre pour ses 30 ans. Lui aussi a lu beaucoup de choses sur le passage de frontière Aranyaprathet – Poipet (les villes frontières principales entre la Thaïlande et le Cambodge), et en a conclu que le bus direct avec la compagnie Giant Ibis était la meilleure solution !

On démarre vers 8h30, avec 4 heures de trajet devant nous pour atteindre Aranyaprathet… L’hôte du bus vient nous proposer les services de la compagnie pour l’aide à la frontière. Selon lui, le visa cambodgien est à 35 USD, et en payant 40 dollars à Giant Ibis, le personnel peut “s’arranger avec les policiers” pour que l’on passe sans problème. On a lu, lu et re-lu qu’il ne fallait pas débourser un dollar de plus que le prix du visa car tout est corrompu ; mais la ligne de bus Bangkok – Siem Reap avec Giant Ibis est extrêmement récente et les commentaires sur le net font également l’éloge du service de qualité de la compagnie pour le passage de la frontière… Que fait-on ? Gros dilemme éthico-pratique, car on ne veut absolument pas mettre un dollar dans la corruption, mais tous les autres passagers du bus (Chris, John et moi excepté) ont payé les 40 USD pour la procédure facilitée ; on a donc peur que si l’on essaie de se débrouiller comme des grands, le bus ne nous attende pas (bagages en soute compris)…

Et c’est là que la technologie intervient : incroyable Giant Ibis, le wifi est disponible dans leur bus et fonctionne plutôt bien : cela nous permet de continuer à éplucher les blogs afin de prendre la meilleure décision possible ! Mention spéciale au blog Universlemonde qui raconte avec mille détails leur passage de la frontière à la manière d’un match de boxe ; en plus d’être hyper utile, ça aura eu le mérite de nous faire beaucoup rire ! 🙂

Grâce aux infos en or des blogs de voyage, on réalise que le prix du visa cambodgien n’est pas de 35, mais bien de 30 dollars. En payant la procédure facilitée (= corrompue), on débourserait donc un tiers du prix du visa en argent sale… Ça fait décidément un peu beaucoup ; la décision est prise, on va tenter de passer par nos propres moyens ! En plus, notre hôte nous a confirmé que le bus attendrait, et il a l’air vraiment sincère…

Il est 12h30 lorsqu’on arrive à la frontière. Il a recommencé à pleuvoir et le sol est jonché de déchets… L’endroit est très peu engageant, voire moche comme tout !

Notre hôte demande à tout le monde de le suivre (premier bon point pour Giant Ibis, le bâtiment n’était franchement pas facile à repérer !), et nous amène dans le dédale de bâtiments décrépis jusqu’à la frontière thaïlandaise, où l’on fait la file pour obtenir le tampon de sortie du pays, à grand coup d’empreintes digitales et de caméras à reconnaissance faciale. Ça y est, première étape effectuée avec brio ! On ne relâche cependant pas la garde, car on sait que ce que l’on vient de faire est une formalité : c’est ce qui suit qui s’annonce plutôt sport.

Sortis des bâtiments thaïs, notre hôte indique la direction que John, Chris et moi devons suivre. Avec leur 10 dollars payés en supplément, le reste du groupe a eu les visas préparés à l’avance, et ils n’ont plus qu’à aller les faire tamponner pour l’arrivée au Cambodge. Quant à nous, il nous faut passer par le bureau de demande de visa… On traverse donc ce que l’on appelle le “couloir touristique”, bordé d’hôtels de luxe et de casinos. Vu l’interdiction en Thaïlande, les Thaïs passent en effet la frontière pour venir s’adonner aux jeux d’argent côté Cambodge, où les casinos pullulent dans ce pays gangrené par la corruption.

Il pleut, on doit slalomer entre les énormes flaques d’eau sale, les scooters et les tuk-tuks, la main sur nos sacs pour éviter les pickpockets réputés de l’endroit (deuxième bon point pour Giant Ibis : pas besoin de se préoccuper de nos gros sacs, restés en soute !) Un homme nous interpelle : “Eh ! C’est par ici le bureau des visas !” Non non non, bien essayé monsieur l’arnaqueur mais grâce aux blogs, on sait à quoi ressemble le bâtiment et on l’a repéré au bout de la rue… Cela pourrait probablement être pire niveau piège à l’arnaque (pour une fois, on bénit la pluie en cette basse saison touristique !), mais on est quand même contents de notre préparation.

Nous voilà devant les douaniers cambodgiens. Au sec dans le petit bureau décrépi, on remplit les formulaires d’immigration, puis on attend sur le banc. Et on attend. Et on attend… A noter qu’on a de la chance, il n’y a qu’une seule personne devant nous. Cela n’empêche pas les douaniers de nous faire passer le “test de la patience” : ils sont 7 ou 8, l’un mange son repas de midi en skypant avec sa femme, l’autre pianote sur son ordi, un troisième réarrange la disposition des chaises de bureau style “je suis méga occupé”… Le quatrième ne prend même pas la peine de faire semblant : il fait la sieste, avachi sur une chaise. Bref, on joue le jeu – surtout, ne pas montrer de signe d’impatience. On sourit et on observe… Merci encore aux blogs de voyage qui décrivent toutes les étapes et les pièges à l’arnaque dans les moindres détails !!

Vingts minutes plus tard, un douanier s’avance en souriant et nous dit “Oh pardon, je n’avais pas vu que vous attendiez pour le visa…” Cela se passe de commentaires. On tend nos passeports, la carte d’immigration, la photo d’identité (qui s’avère inutile, mais qui a peut-être eu son petit effet), et surtout, la somme exacte en dollars. Oui, nous sommes au courant du prix.

Est-ce que c’est l’effet basse saison, a-t-on de bonnes têtes, les douaniers viennent-ils de recevoir leur salaire en ce tout début de mois… ? Aucun idée, mais le fait est que l’on échappe à la négociation des “frais de procédure” complètement factices qu’ils demandent apparemment très souvent d’ajouter au prix du visa. Yes.

Dix minutes de plus, et nous voilà hors du bureau, nos passeports en main, un beau visa cambodgien collé dedans. Improbable, le plus dur est fait !!!

Retraversée du “couloir touristique” afin d’atteindre cette fois-ci le bureau des arrivées… On se remet dans la file d’attente, qui avance au final assez rapidement. Arrivés devant le douanier, celui-ci nous demande de remplir à nouveau la fiche d’immigration, exactement la même que celle que l’on vient de remplir au bureau des visas. Pourquoi ? Surtout ne pas poser la question. On se met à l’écart pour remplir la fiche, on refait bien entendu toute la file d’attente… Voilà, cette fois-ci on l’a eu : notre passeport est tamponné, bienvenue au Cambodge !!! 🙂

On échappe aux derniers pièges à l’arnaque de la série, car nous n’avons pas besoin de trouver un minivan pour rejoindre Siem Reap ; l’avantage d’avoir payé pour un bus direct ! Tout s’est déroulé sans accroc et le bus nous a effectivement attendu, avec à son bord tous les passagers qui ont payé pour accélérer la procédure hihihi. Nous voilà au Cambodge sans avoir déboursé un dollar corrompu, on est soulagés et fiers de nous ! Notre hôte est aux petits soins, il nous demande si tout s’est bien passé… Le top cette compagnie, on recommande vraiment la combinaison “bus Giant Ibis et passage de frontière en solo” !!

On a encore 2 heures et demies de trajet jusqu’à Siem Reap, et l’on s’aperçoit rapidement que la qualité des routes cambodgiennes n’est pas comparable à leur équivalent thaïlandais… Ça secoue !! Enfin, on a de la chance apparemment, car il y a quelques années, cette route, l’un des axes principaux du pays, n’était pas goudronnée.

Le temps passe… Même si le bus est confortable, on commence à bien sentir les 26 heures de trajet déjà écoulées depuis notre départ de Koh Tao, hier après-midi. Vivement l’arrivée à Siem Reap !

Peu après 16h, on entre dans la ville surnommée la “capitale touristique” du Cambodge. La vaaaaache, comme c’est pauvre… Le contraste avec la Thaïlande développée que l’on vient de quitter est saisissant ! Les routes du centre sont défoncées, les habitations complètement décrépies pour la plupart, et les tas de déchets bordent la route et jonchent les embouchures des rivières… Le bus met 45 minutes à faire le tour de la ville. En fait, on n’aura pas tant besoin de se réadapter à la conduite à droite : visiblement au Cambodge ils ne conduisent ni vraiment à droite, ni vraiment à gauche, mais bien là où il y a le moins de nids de poule !

Depuis peu, la mafia locale (la police) a décrété que toutes les compagnies de bus avaient l’obligation d’amener leurs passagers au terminal de bus commun, bien évidemment complètement excentré. Avec la pluie, on n’a pas d’autre choix que de prendre un tuk-tuk pour les 5 kilomètres qui nous séparent des rues principales où se trouvent toutes les auberges… Heureusement, on est 5, car on s’est regroupés avec John et 2 Français montés dans le bus à la frontière, ce qui nous donne un meilleur pouvoir de négociation. On fait baisser le prix jusqu’à atteindre celui indiqué par le chauffeur du bus Giant Ibis… John et les 2 Français s’entassent à 3 dans un tuk-tuk tandis que Chris et moi, avec nos sacs énormes, prenons un autre bolide. S’ensuit un trajet digne de Mario Kart. 😉

En une petite demi-heure (oui oui, pour 5 km), on atteint la Lovely Family Guesthouse. John a réservé dans un autre hôtel, nos chemins se séparent ici ! De notre côté on n’a aucune réservation, mais on a repéré cette auberge sur booking… et comme c’est la basse saison, aucun problème pour avoir de la place. On s’installe dans notre chambre spacieuse et confortable, c’est le top ! Les gérants sont adorables et les enfants nous font des petits coucous timides, c’est trop mignon. 🙂

Il pleut à verse ! On s’informe un peu sur la ville, puis on ressort manger au WatBo, le café servant de la cuisine khmère juste en face de notre auberge… Au dodo sans tarder, ce périple de 1000 kilomètres en 27 heures nous a bien assommé !!!

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