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Jours 272-274: Ceux qui s’aventurent dans la jungle

Taman Negara Jungle, Malaisie.

Jour 272: mercredi 31 juillet 2019

Réveil à 6h30 pour déjeuner tôt : nous devons nous rendre au terminal de bus de Kuala Lumpur avec suffisamment d’avance… Aujourd’hui, nous partons dans la jungle de Taman Negara, dans le centre du pays. On termine notre léger petit-déj’, pendant que Yann et Juju finissent de préparer leurs affaires. Ehowyn et Juno, eux, sont déjà au taquet !

Direction le métro, où l’on arrive à se caser dans une des rames, heureusement pas bondées à cette heure-ci. Le terminal de bus de Kuala Lumpur ressemble à un aéroport, c’est grand et c’est moderne. Les nombreuses portes d’embarquement et les salles d’attentes attestent de la fréquentation importante du terminal !

Le bus part comme prévu à 10h. Nous sommes confortablement assis vers l’avant, tandis que la famille se trouve à l’arrière du bus. Le paysage défile sous nos yeux… A 13h30, nous arrivons à Jerantut. Depuis cette ville, il est possible de rejoindre Kuala Tahan, village en lisière de la forêt de Taman Negara, par différents moyens. Nous optons pour la solution touristique, c’est-à-dire passer via une agence qui propose le trajet en minivan, car nous n’avons qu’une seule envie : arriver à notre auberge pour enfin prendre une douche et manger !

Une heure de route supplémentaire à travers les forêts de palmeraie, puis nous sommes déposés au centre du village de Kuala Tahan. La petite famille, elle, se fait déposer directement à leur auberge. Nous n’avons pas trouvé de logement pouvant nous accueillir tous les six… Qu’importe, le village est petit et on va se revoir un peu plus tard. En attendant que quelqu’un de notre auberge vienne nous chercher, nous profitons pour nous renseigner au sujet des treks dans la jungle auprès de l’agence NKS.

Le gars de l’auberge arrive avec son pick-up et nous montons à l’arrière de celui-ci. Il nous amène dans un petit coin tranquille, plus loin dans le village, où est situé le Matleon Village, au bord de la rivière Tembeling. Nous pouvons déposer nos affaires dans notre bungalow pour la nuit. On profite que le chauffeur retourne au centre du village pour remonter avec, dans l’espoir de retrouver Yann et Juju… Ici, pas de wi-fi disponible depuis la dernière inondation, et donc impossible de communiquer avec eux.

Le chauffeur nous dépose directement à l’auberge de Yann et Juju, qui par chance étaient encore là. Aucun d’entre nous n’a mangé depuis le petit-déj’ léger de ce matin ; nous partons donc à la recherche du seul boui-boui ouvert à 17h… Ça en valait la peine, super bon à un prix ridiculement bas ! A la suite du repas, nous continuons nos recherches d’informations pour le trek. Quant à Yann et Juju, ils se renseignent pour des activités à la journée. Ils ne feront pas le trek avec nous, car le fait de devoir porter les affaires des petits en plus des leurs aurait été trop contraignant, surtout avec ces conditions tropicales dont je reparlerai plus loin…

Nous nous dispersons ici et promettons de nous revoir dans 2 jours, si l’on survit dans la jungle. ☺ Eh oui, nous confirmons le trek de 2 jours et 1 nuit avec l’agence NKS : demain, nous dormirons dans une grotte !

En retournant à l’auberge à pied, un pick-up s’arrête à notre hauteur. C’est le chauffeur du Matleon Village ! Il nous informe que pour la prochaine fois, il faudra passer par un autre chemin que celui où nous marchons, plus court et direct si l’on rejoint l’auberge à pied. Hop, on monte à l’arrière de son pick-up et il nous ramène à bon port sans suer une seule goutte ! 😁

On se partage une assiette au restaurant de l’auberge et on retourne dans notre bungalow, afin de préparer nos affaires pour ce trek ! Nous devons alléger nos sacs au maximum, et surtout bien rendre le tout hermétique : l’humidité sera notre plus grande inquiétude…

Jour 273: jeudi 1er août 2019

“Sur nos monts, quand le soleil
Annonce un brillant réveil,
Et prédit d’un plus beau jour le retour,
Les beautés de la patrie…”

Aujourd’hui, 1er août, c’est la fête nationale suisse, et les vrais patriotes auront reconnu les paroles du début de l’hymne helvétique. Pas de fondue, ni de raclette, de fendant ou de chocolat, rien de tout ça : nous partons dans la jungle, la vraie, pas celle de Papillorama ! ☺

Notre réveil se fait avec difficulté, car l’air est déjà humide. Ayant pris un peu de retard, nous avalons notre petit-déj’ en vitesse et demandons s’il est possible de se faire déposer à l’agence NKS en pick-up. Le chauffeur est d’accord de nous y amener, ce qui fait que l’on arrive à l’heure au rendez-vous. Nous faisons honneur à la précision suisse !

A l’agence, nous rencontrons notre guide pour le trek ; il s’appelle Nizam, et a préparé la nourriture que chacun d’entre nous devra emporter. Un matelas de sol, un sac de couchage, et 4.5 litres d’eau par personne complètent le matériel, en plus des affaires personnelles. Nous serons un groupe de 10 personnes, guide inclus, pour ce trek de 2 jours qui nous fera passer par tous les états d’âmes…

Un pied devant l’autre, nos sacs sur le dos, lunettes de soleil et casquettes bien posées, nous marchons une cinquantaine de mètres afin de monter dans une pirogue pour traverser la Tembeling. De l’autre côté de la rivière se trouve l’entrée du parc national Taman Negara (ce n’est pas vraiment un nom, puisque cela signifie tout simplement ‘parc national’ en malais). Il nous faut payer 1 ringgit pour l’entrée et 5 pour la permission de pouvoir photographier le parc (?!?).

Nous n’avons marché que 10 minutes pour l’instant, mais déjà nous suintons. La chaleur est étouffante et l’humidité élevée. Ce n’est que le début…

Avant d’entrer dans le vif du sujet, une inspection des sacs a lieu. Les rangers demandent à tous les visiteurs d’étaler leurs affaires afin de compter le nombre de piles/batteries, de vêtements, d’emballages plastiques, de cuillères en métal, et j’en passe… Bref, il ne manque plus que la fouille rectale ! La raison d’une telle inspection est d’éviter que les visiteurs n’abandonnent leurs déchets dans le parc : quiconque pris en flagrant délit se voit infliger une amende de 10’000 ringgits et de 3 ans de prison, ça ne rigole pas ! L’intention est louable, et si ça peut dissuader les touristes irrespectueux ou ignorants, tant mieux… A voir si l’inventaire est effectué au retour !

La vérification des affaires faites, nous faisons la connaissance de notre groupe. Il est constitué d’une couple français et leur fille en vacances, un autre couple de jeunes Français, un couple de jeunes italiens, et nous (jeunes aussi). Le français sera donc la langue principale pendant ces deux jours, car notre guide lui-même a appris quelques mots grâce aux nombreux touristes francophones…

Retour à l’embarcadère : nous allons naviguer durant 1 heure et demie et remonter la rivière jusqu’en pleine forêt, d’où nous poursuivrons à pied.

C’est la saison sèche en cette période et dans cette partie du pays. Le niveau de la rivière est bas, ce qui fait qu’à plusieurs reprises, notre barque racle les rochers. Le capitaine maîtrise bien son sujet, et remonte les rapides avec une facilité déconcertante. Durant tout le trajet, nous sommes exposés en plein soleil, mais la brise qui souffle nous rafraîchit bien… Nizam distribue des barquettes de mie goreng préparées au préalable, que nous nous empressons de manger à mesure que nous longeons la forêt.

Le capitaine du petit bateau nous dépose sur le rivage. Nous voilà partis pour plusieurs heures de marche à travers la jungle tropicale ! “A fond la forme, Ouuuh la gadoue !”: Nizam nous motive avec sa palette de mots appris sur le tas. “Allez maman, allez papa !” s’adressant au couple âgé d’une petite soixantaine d’années.

8 kilomètres de marche pour atteindre la grotte Gua Kepayang. Au niveau des kilomètres, ça ne paraît pas très long, mais on peut vous assurer que pour nous, c’était interminable… Le sentier est principalement plat, avec quelques montées et descentes, mais ce n’est pas ça le plus dur : le taux d’humidité doit frôler les 100% et la température approcher les 30 degrés ! Heureusement nous ne sommes pas totalement exposés au soleil cette fois grâce aux grands arbres. Quant au poids de nos sacs, ils doivent peser un peu moins de 10 kilos…

Notre progression est lente, nous sommes détrempés par notre propre sueur. C’est hallucinant de voir à quel point nous transpirons… Nous pourrions essorer nos habits que des litres de liquide en sortiraient ! “Ouh la la, merci beaucoup”, encore Nizam en train de nous faire rire. Malgré la difficulté extrême, l’ambiance est excellente et on s’entraide : “Allez maman, Lara Croft !”

Nizam s’arrête pour nous montrer des arbres à la résine empoisonnée, utilisée par les indigènes, les Orang-Asli, pour fabriquer leurs flèches. Il nous montre ensuite un gigantesque essaim d’abeilles dans un arbre, puis on s’arrête un peu plus loin pour voir les restes d’un village indigène. Ces derniers, étant un peuple nomade, ne restent pas plus d’un mois au même endroit et abandonnent leurs installations. Nizam nous explique que seulement 20% du parc est aménagé pour les touristes : le reste est sauvage, permettant ainsi aux indigènes et à la faune locale de vivre en paix avec la nature…

La marche se poursuit, ponctuée de pauses pour s’abreuver et soulager le dos, mais nous sommes encore à quelques kilomètres de la grotte. Tout à coup, notre guide s’arrête et scrute le crottin qui se trouve sur le chemin : il en déduit qu’un éléphant est dans les parages, au vu de la fraîcheur et texture de la crotte. Il prend un air préoccupé et nous demande d’augmenter la cadence… Croiser un éléphant dans la jungle n’est pas synonyme d’ébahissement, mais plutôt de crainte car ils peuvent charger sans prévenir, surtout que les crottins semblent correspondre à ceux d’une mère et son petit… Autant dire que le mâle n’est pas loin !

Plus loin, autre source d’inquiétude pour Nizam : un panneau de direction est complètement affaissé et des troncs d’arbres entièrement piétinés. Nizam n’est pas tranquille, nous demandant d’accélérer encore davantage. Le ciel commence à s’assombrir et la hauteur des arbres cachent le peu de lumière encore disponible…

Après 4 heures 30 de marche pour 8 km, nous atteignons la grotte peu avant 18h. Ouf, nous n’avons finalement pas croisé d’éléphant ! Il faut juste escalader quelques petits rochers, et nous voilà à l’intérieur de cet espace sombre. Les autres groupes d’expédition sont déjà sur place et ont commencé leur souper, nous sommes les derniers arrivés.

Nizam nous demande d’aller chercher du bois pour le feu de cette nuit. Contrairement aux autres guides que l’on ne voit pas s’activer, lui veut éviter que les rats, porc-épics ou chauve-souris s’approchent de nous ou de la nourriture. Encore un effort à fournir : retourner dans la forêt, ramasser les troncs secs et branches qui serviront à démarrer le feu…

Tout le monde s’y met pour terminer plus vite, afin que l’on puisse se doucher, ou plutôt se rincer avec l’eau de la rivière. Ce luxe ne se refuse pas : après tout, nous sommes poisseux, transpirants, exténués et sales, et le fait de juste se rafraîchir avec cette eau ramassée à la casserole nous fait sacrément du bien ! Même si nous ne sommes pas totalement propres, la sensation d’être moins collants nous permet de retrouver un peu d’énergie. 💪

Nous avons pris un t-shirt de rechange pour être au sec et ne pas garder nos vêtements humides et puants toute la soirée. 😷 Soirée qui se déroule autour d’un thé et de mie goreng préparés par Nizam. Nous discutons de choses et d’autres, mais la fatigue se fait sentir et nous ne tardons pas à nous glisser dans nos sacs de viande… La température dans la grotte n’est pas trop élevée et rend le sommeil agréable. On s’endort rapidement avec le feu qui nous réchauffe !

Jour 274: vendredi 2 août 2019

Quelle nuit… Camille a dormi comme un bébé tandis que moi, ben, pas tant que ça ! La nana du couple italien qui s’était allongé près de nous n’a pas fermé l’œil de la nuit, effrayée parce qu’elle entendait toutes sortes de bruits et allumant sa lampe-torche à intervalles réguliers. Ayant le sommeil sensible, elle m’a tout simplement empêché de dormir d’une traite… Ma, non è possibile 🍝 ! Cela dit, grâce à la ragazza, j’ai pu voir qu’il y avait des rats en train de se faire plaisir avec le reste de la nourriture de hier soir 🐀

La lumière du jour commence à s’engouffrer dans la grotte, lorsque déjà les guides commencent à préparer les déjeuners. Petit à petit, les gens sortent de leurs sacs de couchage et se lèvent… Nous ne nous pressons pas, Nizam prend le temps de préparer un bon petit-déj’ et nous en profitons pour partager nos expériences nocturnes respectives avec le groupe.

Il est 10h15 lorsque nous avons fini de nettoyer notre emplacement et empaqueter nos sacs. Un ‘C’est parti mon kiki’ joliment prononcé par Nizam, et nous entamons la rando à travers la forêt, dans nos habits encore humides de la marche de la veille ! 🤢

Pas de surprise, au bout de 4 minutes nous sommes à nouveau en nage, le visage dégoulinant d’un nectar salé. Nos bretelles de sacs sont également détrempées, ça va être dur de faire sécher…

La forêt tropicale de Taman Negara est la plus ancienne de la planète, estimée à 130 millions d’années. Nizam nous explique que le bois de certains arbres centenaires sont très prisés par les industries (comme un certain géant suédois, pour ne pas le nommer) et que ces entreprises achètent, officieusement, des parcelles au gouvernement pour couper ces précieux arbres et planter des palmeraies à la place… C’est triste de voir à quel point la cupidité de l’humain contribue à détruire ce patrimoine unique au monde ! D’ailleurs, Nizam, perplexe, nous rappelle très justement que l’UNESCO désigne des bâtiments vieux de 50 ou 100 ans comme ‘patrimoine mondial’, qui deviennent par conséquent intouchables, alors que des arbres de plusieurs centaines d’années, indispensables à la survie humaine et animale, ne sont même pas protégés et peuvent potentiellement être coupés sans égards… C’est à se demander ce qui est prioritaire dans notre société ! Au final, ce n’est que le reflet du système que chacun d’entre nous a choisi/choisit jour après jour en (sur)consommant. 😟

Au moment où notre petit groupe se remet en marche après une pause, un cri se fait entendre ! Ce n’est pas Tarzan, mais Camille qui vient de se faire piquer par un insecte inconnu… Elle pleure tellement ça la fait souffrir. Nizam tente tant bien que mal d’extraire le venin ou un éventuel dard, mais rien n’en sort. Son bras commence à enfler et elle marche avec le poing en l’air pour que le sang circule ! Il semblerait que le venin ait agit comme anesthésiant, mais heureusement, cela n’empirera pas.

Le pas est soutenu, nous avançons à un bon rythme, tous aussi exténués les uns que les autres. Nizam est toujours heureux de prononcer quelques phrases en français pour nous stimuler ! Car oui, notre énergie commence à se consumer. 😩 Il s’avère que la distance du jour est un peu plus courte que celle d’hier et nous arrivons au terme du trek aux environs de 14h, au bord du Tembeling. We did it !!! Quelle aventure, notre zone de confort s’est encore élargie de cette nouvelle expérience et nous en sommes sacrément fiers… 💪

Pendant que Nizam prépare le lunch, certains d’entre nous se douchent à l’eau claire grâce à un jet installé à l’embarcadère. Il nous faut éloigner nos sacs et habits pleins de transpiration, car les abeilles et les guêpes tropicales sont attirées par les sels minéraux contenus dans notre sueur… Bon appétit !

Vers 15h, notre pirogue vient nous chercher et redescendons la rivière jusqu’au point de départ du trek hier matin. Seulement une trentaine de minutes de navigation cette fois-ci. L’aventure se termine ici : deux jours et 16 kilomètres de marche en pleine jungle, une nuit dans une grotte, et des tonnes et des tonnes de liquide avalés et rejetés instantanément via des parties du corps que l’on ne soupçonnait même pas être capables de transpiration. 😜

De retour à l’agence, on se quitte et chacun repart de son côté. Comme soupçonné la veille, il n’y a eu aucune inspection du plastique, métal et autres petites culottes emportées dans le parc… L’étalage effectué hier servait donc à faire peur ; ce serait probablement plus efficace avec une inspection au retour, mais passons ! Nous retournons à notre auberge par le raccourci expliqué par notre chauffeur. Pour nous, la marche continue encore une petite demie heure jusqu’à notre bungalow, sous un soleil des plus ardents.

A notre arrivée, on se met à poil et nous enlevons ces habits souillés à vie par notre transpiration et la boue (ah oui, j’ai oublié de préciser que le sol était boueux dans la jungle, mais vous l’avez deviné) de ces deux jours. Direction la douche, certainement la meilleure de tout le voyage, pour se décrasser ! Les affaires étalées partout dans notre petit bungalow, et même accrochées sur la terrasse pour éviter de nous asphyxier par l’odeur rebutante, nous prions pour qu’elles aient plus ou moins séché d’ici demain et notre départ de Kuala Tahan.

Nous sommes pimpants après ce lavage intégral. On a donné rendez-vous à Yann et Juju au centre du village pour partager un dernier repas tous ensemble… Cette fois, ce sont des au-revoirs définitifs, du moins durant ce tour du monde. En effet, la petite famille se dirige à l’est, alors que nous continuons au nord-ouest de la Malaisie. Ils rentrent dans une quinzaine de jours en France, pour la rentrée scolaire, après un voyage de 1 année… Quelle chance de les avoir rencontrés et d’avoir pu partager des moments inoubliables à l’autre bout du monde !! De parfaits inconnus, nous sommes presque devenus inséparables les quelques fois que nos chemins se sont croisés, nous avons appris à nous connaître et à nous habituer les uns aux autres. Plein d’admiration pour leur courage à voyager avec des enfants et leur énergie débordante, c’est donc avec une pointe d’émotion que nous nous quittons. La prochaine fois que nous les reverrons, Ehowyn et Juno auront bien grandi et nous espérons qu’ils auront su affirmer cette richesse acquise à tout jamais grâce à ce voyage. Bon retour au pays les amis ! 😘

Nous en profitons pour remercier la vie, mais également à vous chères lectrices, chers lecteurs, de vivre avec nous cette expérience unique, vous êtes dans nos cœurs. ❤️

Une dernière courte marche pour retourner à l’auberge nous achève et à peine dans le lit, nos yeux se ferment et les rêves reprennent !

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