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Jours 154-157: Ceux qui vivent “à l’australienne”

Melbourne, Australie. 

Jour 154 : jeudi 4 avril 2019

Petite grasse mat’… Au réveil, on rencontre Tracey, la sœur de Julie, qui lui ressemble comme 2 gouttes d’eau, son mari et leurs 3 enfants. On déjeune tous ensemble, sauf pour Julie qui est déjà partie au boulot.

Michael travaille depuis la maison, et Tracey & family sont occupés en ville aujourd’hui : la maison est bien calme… Quant à nous, on fait une journée geek en puissance ! Blog, carnet de bord, sauvegarde des photos, etc… Malgré nos envies de visites et de découvertes, on apprécie aussi beaucoup ces moments plus tranquilles et « mise à jour » du suivi du voyage. En plus, aujourd’hui, on est comme à la maison ! On a pris nos repères, on se sert de café dans l’armoire (il faut alors choisir entre les cafetières car Michael et Julie, en bons habitants de Melbourne, en ont au moins 5 différentes), on réchauffe notre reste de spaghetti-bolo pour le repas de midi… Trop chouette. 🙂

Caroline se joint à nous pour le souper lorsque Julie rentre du boulot, puis nous conduit à la gare de Camberwell car on va passer le reste de la soirée en ville.

La Eureka Tower de jour

Le temps est dégagé et il fait bon ; on va voir la ville depuis le 88ème étage de la Eureka Tower ! La tradition de la période de la ruée vers l’or veut que lorsqu’un colon trouvait un filon d’or dans une région, il l’affichait de manière visible sur un bâtiment qui s’appelait alors « Eureka »… La façade des 10 derniers étages de cette tour est donc recouverte d’or 24 carats !! C’est l’une des plus hautes tours résidentielles du monde : je n’ose même pas imaginer le prix d’un appartement plaqué or au 90ème étage avec vue sur Melbourne, dans le quartier chic et central de la ville…

Notre billet en main, on monte dans l’ascenseur qui nous amène si rapidement au 88ème étage que nos oreilles sont complètement bouchées. Les portes s’ouvrent et on débouche sur d’immenses baies vitrées donnant sur les lumières de la ville à perte de vue… On le savait, mais c’est encore plus impressionnant de le voir de cette manière-là : Melbourne est IMMENSE !!

On tourne autour de tout l’étage pour admirer les lumières de la ville, puis on fait les gros touristes et on paie pour l’expérience « The Edge », soit un cube de verre transparent qui se détache de la façade et surplombe le vide à 295 mètres au-dessus du sol. YOLO ! 😉 Franchement, on a beau se dire que c’est sans danger, que le verre est solide et blablabla, c’est quand même super impressionnant et on ne fait pas les fiers en regardant en bas… Mais au moins, on ne se sera pas mis à pousser des miaulements plaintifs comme la pauvre Chinoise à côté de nous qui se cramponne à la barrière sans oser s’en détacher. 🙂

De retour sur le plancher des vaches, on se balade encore un peu sur les quais pour faire quelques essais de photos plus ou moins artistiques, puis on rentre chez Michael et Julie en train…

Jour 155 : vendredi 5 avril 2019

On traîne un peu au lit ce matin… La maison est toute vide malgré ses nombreux visiteurs temporaires. Tout le monde est au boulot ou occupé en ville, on est seuls dans la maison !

On geek (encore) un peu, et on organise notre arrivée prochaine en Tasmanie : location de van, check ! On profite aussi d’avoir un wifi bien plus puissant que celui d’une auberge pour sauvegarder le plus de photos et vidéos possibles sur notre serveur, qui doit crépiter et lancer des étincelles sur son étagère à Treycovagnes. 😉

En début d’après-midi, on prend le train jusqu’à la gare de Melbourne-Central pour se rendre au Queen Victoria Market et y déguster une très bonne assiette indienne pour le dîner. On adore l’ambiance trépidante et dynamique des marchés, mais on tombe un peu mal pour celui-là : il est déjà près de 15h et tous les stands commencent à fermer !

Après un petit tour dans quelques allées pour admirer l’artisanat aborigène et les stands de fruits et légumes bio, on se dirige vers la bibliothèque de l’Etat du Victoria, un magnifique bâtiment datant des années 1800, lors de la conquête de l’Australie par les Européens. Comme dans toutes les bibliothèques, l’ambiance est feutrée et studieuse… On admire les beaux plafonds et les rangées de livres en se disant qu’on a de la chance de ne pas devoir trimer en vue d’une session d’examens. 🙂

De retour dans la rue sous le soleil, on se dirige cette fois vers Federation Square, la place principale et le centre culturel animé de Melbourne. Et animé, ça l’est, car en ce moment il y a justement des animations gratuites faisant partie du Comedy Club, une sorte de « festival off ». On se glisse dans la foule et on se pose sur les dalles pour assister aux sketches de 2-3 comédiens.

Vers 18h, on quitte Federation Square et on se rend au quartier des sports. On a rendez-vous à 18h45 devant l’entrée du Melbourne Cricket Ground (MCG pour les intimes) mais avant d’y aller, on fait un détour par la Rod Laver Arena ! En bons Suisses, et donc fans de notre Roger national, le pèlerinage était obligatoire. 😉

Ce soir, au programme, une expérience locale « melbournienne » inédite : on va voir un match de football !!!

Mais attention, ici le foot ce n’est pas le foot comme on l’entend ailleurs dans le monde (celui-là, c’est le soccer, rien à voir). Ici, le foot, c’est le footy, meilleur sport du monde, gloire de tout Australien, fierté de tout sportif national, que dis-je, consécration ultime du monde du sport, au bas mot ! 😉 Tout comme Maradona en Argentine, le footy est une véritable religion en Australie (et dans l’Etat de Melbourne en particulier), et son temple sacré est le MCG. Caroline nous a raconté qu’ici, on inscrivait dès leur naissance les enfants sur la liste des membres du Melbourne Club, qui donne entre autres un accès à la zone privilégiée dans le stade : l’adhésion n’est effective que lorsqu’une place se libère, ce qui peut prendre des années… Daniel, son copain, inscrit à la naissance comme le veut la religion, vient seulement d’être accepté en tant que membre, et il a 21 ans !

On sent la ferveur et l’excitation qui monte au fur et à mesure que l’on se rapproche du stade… Quelle véritable migration humaine ; tous les chemins ne mènent pas à Rome, mais au MCG !! On retrouve Gary devant l’une des entrées, pile à l’heure. Gary et sa femme Kym (qui n’est pas là ce soir) sont des grands amis de Michael et Julie, et également nos compagnons du trek de l’Inca en 2016 au Pérou ! C’est un vrai plaisir de revoir Gary après tout ce temps, et on s’apprête à vivre l’expérience locale du footy en sa compagnie. 🙂 🙂 Tracey et 2 de ses enfants nous accompagnent également : étant de passage à Melbourne, ils ne pouvaient pas louper cette expérience incroyable qu’est un match de footy ! 😉

Gary a acheté des billets pour tout le monde, donc pas besoin de faire la file à la caisse. On entre dans le temple sacré après une fouille des sacs et inspection du billet, puis on slalome entre les spectateurs pour essayer de trouver 6 places côte à côte. Mission accomplie, et on est plutôt bien placés ! J’ai envie de dire « au coin du but » mais ce n’est pas vraiment possible, car le terrain est… rond. Improbable !

Chris et moi, Gary, Tracey, et ses 2 garçons.

On pousse ensuite l’expérience typiquement locale jusqu’au bout en s’achetant des bières et des meatpies, sortes de tourtes à la viande hachée. Selon Michael et Gary, la meilleure façon de vivre un match de footy, c’est avec une bière dans une main et une meatpie dans l’autre. Ainsi soit-il 🙂

A 19h40 pile poil, l’arbitre fait rebondir la balle par terre dans le rond central, le jeu commence et les spectateurs se mettent à hurler. Ce soir, c’est Melbourne vs Essendon (une banlieue nord de la ville) ; comme au rugby, l’ambiance est bonne et respectueuse, et tous les supporters sont mélangés. Ça porte d’ailleurs assez à confusion, car les couleurs de Melbourne sont le rouge et le bleu foncé, tandis que celles d’Essendon sont le rouge et le noir !

Le jeu est un curieux mélange de foot/soccer et de rugby, où les joueurs doivent se passer la balle à la main (mais attention, en la shootant du poing et non en la lançant, sinon l’arbitre siffle une faute), puis shooter du pied pour essayer de marquer, c’est-à-dire faire passer la balle entre les 2 grands piquets aux 2 extrémités du terrain (si tant est que l’on puisse dire « extrémité » lorsque le terrain est rond), ce qui vaut un max de points. Si la balle passe entre l’un des grands piquets et l’un des petits latéraux, cela vaut beaucoup moins de points. Pour avancer avec la balle, les joueurs sont obligés de dribbler (mais va faire rebondir droit un ballon elliptique, quel bordel !!), et un coup-franc est donné à chaque fois qu’un joueur parvient à intercepter une passe au pied de l’équipe adverse. Merci Gary pour les règles, heureusement qu’il était là ! 🙂

Pour nous, c’est un jeu complètement improbable et pendant les premières minutes, on a l’impression de voir des gamins jouer au ballon et se grimper dessus dans une cour de récréation. Mais peu importe, on profite de l’ambiance du stade et de la clameur des supporters !!

Le score monte rapidement, les supporters sont debouts et n’hésitent pas à asperger leurs voisins de bière lorsque leur équipe favorite marque un but. Ça tape du pied, ça hurle, ça crie « C’mon maaaaate !!! » Essendon mène lors du premier quart-temps, Melbourne rattrape lors du 2ème, le score reste serré pendant le 3ème… puis c’est Essendon qui s’envole dans la dernière demi-heure et finit avec 4 buts d’avance sur Melbourne.

Un peu serrés dans le train

Quelle expérience, on sort du stade tout heureux d’avoir découvert ce sport unique au monde. 🙂 La grande majorité du stade, soit près de 50’000 spectateurs, se déverse dans la gare de Richmond et on est serrés comme des sardines dans le train de retour jusqu’à la gare de Chatham, où Michael est venu en voiture chercher la petite troupe car les 2 enfants de Tracey dorment debout.

De retour chez Michael et Julie, on rencontre Claire et Todd, leurs amis venus leur rendre visite depuis Brisbane, qui logent aussi à la maison. Ce soir, elle est pleine à craquer ! On papote, on papote, et au final il est 1h du mat’ quand on se glisse sous le duvet…

Jour 156 : samedi 6 avril 2019

C’est le week-end, Michael et Julie sont là pour partager le petit-déj’ de la maisonnée ! Claire et Todd sont également réveillés, et Caroline est là aussi ; on s’est levés juste un peu trop tard pour revoir Tracey & family avant qu’ils prennent la route de retour vers Canberra.

On discute, on discute… puis en milieu de matinée, on accompagne Michael et Julie, Claire et Todd pour une visite des jardins botaniques de la ville, entre autres. Pour changer du train, on se rend au centre en tram… A noter que celui-ci traverse les banlieues les plus chics et chères de la ville, où les plus petites maisons se vendent plus d’un million !

Avant de se diriger vers le jardin botanique, Michael veut nous amener voir un aperçu de la galerie d’art dans l’un des musées de Federation Square. C’est très intéressant, car on y découvre des peintures réalisées par les premiers Européens ayant mis les pieds en Australie, censées représenter ce nouveau pays. Or, on remarque que le peintre était biaisé par ce qu’il connaissait déjà : les arbres ont une allure beaucoup plus européenne que les véritables eucalyptus locaux, la terre n’a pas la bonne couleur, et les Aborigènes sont bien entendu représentés comme des singes grimpant aux arbres…

Le musée contient aussi une collection de peintures et de sculptures plus contemporaines, et là on avoue qu’on a un peu de peine à comprendre certains concepts. On traverse ensuite une partie du centre ville à pied pour arriver jusqu’à l’entrée des jardins botaniques, où l’on s’arrête pour dîner. La cuisine est vietnamienne, et on se régale d’un succulent pho !

Le jardin botanique regorge de petits sentiers, de parterres fleuris et d’allées d’arbres tous différents les uns des autres… On se décide pour la balade du bush australien et Todd notamment nous fait découvrir plein d’espèces typiques du pays, des côtes est et ouest. On a également la chance d’avoir droit à un véritable concert de chant de la part d’un groupe de kookaburras, ces oiseaux dont le cri ressemble au rire d’un macaque ! Génial. 🙂

La balade se termine au Shrine of Remembrance, un magnifique monument érigé en mémoire de tous les soldats australiens ayant participé aux 2 Guerres Mondiales, et multiples autres guerres du 20ème siècle, dont celles du Vietnam et de Corée.

Les sous-sols du monument ont été agrandis pour y abriter un musée (gratuit, comme la majorité des centres culturels du pays, ce qui est vraiment trop chouette), et on passe un bon moment à déambuler parmi les bribes d’histoire et les témoignages de soldats… On apprécie beaucoup la carte du monde interactive expliquant le concept récent du GPI, l’index global de paix. Pays le plus pacifique du monde selon l’index, l’Islande ! Et le 2ème… la Nouvelle-Zélande. Pour ceux que cela intéresse, la Suisse arrive en 9ème position, l’Australie en 12ème ! 😉

On admire la vue sur la ville depuis la balustrade sur le toit du monument, puis on retourne à la gare à pied, et chez Michael et Julie en train.

On partage l’afternoon tea et un moment tranquille chez eux, puis à 18h30 on repart en ville, en voiture cette fois, car on a rendez-vous pour souper au resto avec Kym et Gary. Les grandes retrouvailles au complet du groupe de l’Inca Trail 2016 !! 🙂

Gary, Kym, Michael et Julie !

On passe une soirée trop géniale à discuter tous les 6 autour d’un bon souper dans une brasserie du quartier animé des Fitzroy. C’est génial de se retrouver tous ensemble à l’autre bout du monde, 2 ans et demi après notre rencontre ! 🙂

On change ensuite d’endroit pour prendre le dessert, car entre temps, Olivia, la 2ème fille de Michael et Julie, et son copain Al’, se sont joint à nous. Nous voilà à 8, puis 9 avec une amie d’Olivia, autour d’une table dans un café à se partager des boules de glace et une pizza au nutella. Trop chouette de rencontrer Olivia, dont Michael et Julie nous ont beaucoup parlé ! De leurs 3 filles, on n’aura juste pas rencontré Michaela, l’aînée, très récemment partie s’installer au Danemark. Peut-être un jour en Europe, qui sait ? 😉

La soirée se termine dans un bar “underground” du quartier du Northcote, où l’on assiste au concert de Endrey, groupe de musique amateur déjanté et décalé dont fait partie le neveu de Michael. Trois gars et une fille à la voix magnifique qui s’éclatent sur scène et mettent l’ambiance dans le public !!

On dit au revoir à Kym et Gary en promettant de se revoir quelque part dans le monde, puis retour en voiture chez Michael et Julie pour notre dernière nuit “à la maison”…

Jour 157 : dimanche 7 avril 2019

On se réveille tôt, tout tristes de quitter Melbourne aujourd’hui ! On a adoré cette ville cosmopolite, bouillante de culture et de dynamisme artistique. Mais surtout, surtout, on a adoré pouvoir partager cette découverte avec des amis locaux qui nous ont fait vivre “leur” ville, et chez qui on a passé une semaine trop géniale. MERCI !! Le carnet de voyage tourne entre les mains de Michael, Julie et Caroline qui nous font tous l’honneur d’un dessin et d’un petit texte souvenir. 🙂

On déjeune, on se douche, on termine nos sacs, et voilà le moment redouté des adieux ! On se réjouit de la suite de nos aventures, mais tout tristes de dire au revoir à des hôtes aussi chouettes… A la revoyure ! 😉

Julie nous amène en voiture à la gare de Southern Cross, d’où part le bus-navette pour l’aéroport. Avec le trafic perturbé en raison d’une course caritative dans la ville, on met quasiment 3 quarts d’heure pour atteindre l’aéroport, complètement excentré. Ça va, on est encore dans les temps pour le check-in, et on passe la sécurité sans stress.

Le temps de geeker un mini-moment et de s’acheter un sandwich pour le dîner, l’embarquement commence ! Il est 12h15 lorsque notre avion décolle en direction du sud…

Cap sur Hobart, en Tasmanie, pour de nouvelles aventures !!! 🙂

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