• Menu
  • Menu

Jours 130-132: Ceux qui habitent dans un van… Fjordland & Southland

Queenstown & Milford Sound, Nouvelle-Zélande.

Jour 130: lundi 11 mars 2019

Lever avec la lumière du jour ; notre petit déjeuner est pris à côté de notre campervan. Nous allons à Queenstown aujourd’hui, ville située à 65 km de notre camping.

Sur la route, nous nous arrêtons à un point de vue qui nous laisse admirer la rivière traversant la région. A une heure aussi avancée de la matinée, les couleurs sont belles. Le temps de prendre quelques photos et de se faire piquer par quelques sandflies, nous poursuivons en direction de Queenstown.

Arrivés à Queenstown dans la matinée, on gare la voiture dans le parc principal de la ville, à 10 minutes du centre. Queenstown, au bord du lac Wakatipu, est une petite ville très charmante et animée avec ses rues marchandes et qui est surtout connue pour ses stations de ski l’hiver. D’ailleurs, la forme de lac nous rappelle étrangement celui des Quatre Cantons en Suisse alémanique !

Bord du lac de Queenstown

Pour arriver au centre, nous devons passer par le parc. Celui-ci comporte un joli étang où pataugent des canards et un jardin de roses toutes plus magnifiques les unes que les autres.

Nous nous baladons ensuite à travers la ville, à flâner dans les rues piétonnes pendant le reste de la matinée… Il y a de toutes sortes de commerces, allant des boutiques de luxe à des boutiques plus artisanales et authentiques, en passant par les restaurants asiatiques et autres fast-foods.

Aux environs de 14h, pendant que nous pique-niquons au bord du lac, nous ne pouvons nous empêcher d’admirer la horde de touristes asiatiques en train de photographier les pigeons… L’après midi, et aussi un peu en début de soirée, nous prenons le temps de rédiger les articles du blog et sauvegarder nos photos assis dans un café avec un très bon internet et des bières artisanales ainsi qu’une table de billard et des écrans qui diffusent les matchs de rugby : retenez bien le Red Rock Café si vous êtes dans la région (nous ne touchons aucune commission de leur part) !

Pour dormir cette nuit, nous avons choisi un camping à 40 km au sud de Queenstown, dans une forêt qui borde le lac Wakatipu. Le ciel est dégagé et la température pas trop fraîche, alors je tente quelques photos des étoiles, d’une beauté étincelantes, pendant que Camille reste dans la voiture à lire. Quelques clichés plus tard, je m’enfile dans le campervan pour me mettre au chaud et fermer les yeux plein d’étoiles…

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…
Jour 131: mardi 12 mars 2019

Réveil aux environs de 8h ! Nous voulons retourner à Queenstown et en profiter pour boire un café dans l’une des nombreuses enseignes, car nous avons beaucoup apprécié cette petite ville hier. Le temps est plutôt clément, la température commence à augmenter 🙂

A notre arrivée à Queenstown, nous nous parquons près du parc. De là, nous marchons une quinzaine de minutes avant d’atteindre le centre. Les rues s’animent et les magasins ouvrent leurs portes au compte-goutte. Camille se commande un mocacchino et moi un chaï latte… Après avoir flâné dans les principales rues marchandes, on reprend le van pour continuer notre route vers le sud.

A cause de leur prix élevé, on est forcés d’abandonner l’idée d’une croisière dans les fjords. Par contre, on se dit qu’on pourrait au moins rouler sur la route panoramique et voir ses paysages particuliers ! Nous nous dirigeons donc vers Milford Sound, un des incontournables de la Nouvelle-Zélande. Pour s’y rendre, il nous faut passer par un village nommé Te Anau, puis toute la région des fjords : le Milford Sound se trouve au bout de l’unique route. De Queenstown à Te Anau, la distance est de 180 km, qu’on avale en 2 heures. Par contre pour faire les 110 km qui séparent Te Anau de Milford, ce sera la même durée! Non pas que la route soit compliquée ou en mauvaise état, mais plutôt que celle-ci comporte des points de vue qui méritent tous un arrêt pour y admirer les paysages. Entre une plaine à perte de vue (bon, ok, les photos de nous en train de réaliser les prouesses athlétiques ci-dessous nous ont pris un peu de temps), une cascade, un lac qui reflète la montagne et un tunnel qui s’engouffre dans une paroi vertigineuse, nos yeux sont sollicités de tous les côtés !

Sans compter les inévitables sandflies, qui elles, sollicitent plutôt nos mains… Ces petites bestioles sucent le sang et ça fait mal ; c’est un habitué des piqûres de moustique qui vous le dit ! A chaque arrêt photo sa chorégraphie, afin d’éviter d’être littéralement bouffé par ces minuscules bêtes… Elles ne nous empêchent tout de même pas d’arriver entiers à Milford Sound. C’est la fin de la journée et on dirait qu’elles sont encore plus actives…

Le soleil commence à se coucher et c’est à ce moment-là que nous atteignons Milford. On parque la voiture et, voyant la belle lumière du soleil transpercer les nuages, on court tels des gamins vers le bord de la mer pour voir ce spectacle que seul la nature peut offrir! Cela se passe de commentaires : les images parlent mieux, même si en direct c’est encore plus magique!

Pour la petite histoire, nous (ouais, enfin surtout moi!) avons été attaqués par les sandflies tout au long de notre balade, mais on tenait quand même à prendre quelques photos pour vous les montrer au péril de notre vie 🙂

 

Après ce moment d’émerveillement total, nous avons roulé une partie en début de nuit pour atteindre le prochain camping et ça a été dangereux ; à tout moment un possum ou autre animal pouvait surgir dans le noir et nous risquions de l’écraser… 🙁 Heureusement, les yeux grands ouverts et grâce à quelques réflexes, nous n’avons blessé aucun animal !

Jour 132: mercredi 13 mars 2019

Nous nous faisons réveiller par deux coqs qui traînent dans le parking, et se baladent farouchement entre les campervans en chantant à tue-tête. Ça fait partie du voyage, alors on sort tranquillement du lit, nous savons que nous allons passer la journée à rouler vers le sud et nous arrêter quelque part pour une douche, éventuellement en profiter pour charger les appareils électroniques aussi, donc no stress.

Chris pas partager son manger !!!

Le vent s’est calmé par rapport aux autres jours, on jubile, on peut se préparer des œufs aux bacon comme petit-déj’ 🙂 On ne se refuse rien en voyage, notre déjeuner est plus varié ainsi ! En préparant les œufs, j’en laisse tomber quelques bouts par terre (quel maladroit je suis !) et c’est alors que se produit sous nos yeux un événement rare, des coqs qui mangent un œuf cuit. Oui ok rien de paranormal, mais je tenais quand même à le mentionner, je n’avais jamais vu ça de ma vie. Du coup, on se met à chanter: “C’est l’histoiiiiiire de la viiiiiie, le cycle éteeeeeernel…”

Camille, enchantée de conduire par ce temps 🙂

Après ce petit-déj’ improbable, nous prenons la route en direction d’Invercargill, la seule ville tout au sud de la Nouvelle-Zélande et certainement la plus isolée de tout le globe. Sur WikiCamps, nous avons trouvé un endroit pour nous doucher : un relais/motel en propose pour NZD 5.- par personne. C’est là que nous nous arrêtons et entrons dans cet endroit froid, mélange entre bar et resto, plutôt fréquenté par les écraseurs de possums et autres routiers. La dame réceptionniste nous montre comment et où ça se passe : entrée derrière le bâtiment dans la salle de déjeuner réservée aux camionneurs. Camille se met la première sous la douche. Au bout de 5 minutes, elle ressort de la cabine enveloppée dans son linge en me demandant d’aller chercher la réceptionniste pour vérifier que ça fonctionne, car apparemment la douche est cassée.

La réceptionniste, toute désolée, nous propose une chambre libre où nous pourrons nous doucher en toute intimité. Avec Camille on se regarde comme pour dire “Wow, on a été upgradés” ! Et c’est le cas, ça nous change des douches froides à l’extérieur par 15 degrés avec une pression du jet quasi nulle. Là, nous pouvons jouir d’une bonne douche d’eau chaude avec la puissance du jet réglable dans un endroit fermée chauffé !!! Cela nous arrive tous les jours en Suisse, mais en voyage on réalise à quel point la routine quotidienne telle que nous la vivions nous faisait oublier cela… Aaaah, les petits plaisirs de la vie 🙂

Secs (pas pour très longtemps) et propres, nous remercions infiniment nos hôtes pour ce “cadeau” et reprenons la route. La pluie s’est mise à tomber si fort qu’on aurait presque pu s’économiser ces 5 dollars… Nous voilà arrivés à Invercargill. Nous nous parquons devant la bibliothèque de la ville, aussi grande qu’un supermarché sur deux étages. Impressionnant ! On profite pour charger nos appareils électroniques, puis se renseigner sur internet au sujet des activités des prochains jours. Match de rugby au programme samedi prochain, on se réjouit ! Il est quasiment 15h35 lorsque nous quittons la bibliothèque pour continuer la route qui longe la côte sud.

Il pleut toujours, les panoramas sont moins spectaculaires par un temps pareil, mais les routes ne sont pas monotones pour autant. Au pire des cas, les moutons sont là pour nous divertir et on peut s’amuser à trouver le mouton noir du troupeau par exemple, mais surtout ne pas les compter pendant que l’on est au volant 🙂 Il y en a tellement, ce n’est pas un mythe !!!

En fin de journée, roulant toujours, voilà que la pluie diminue et les nuages se dissipent. Nous passons alors une colline, d’où l’on peut apercevoir la côte… Quelques kilomètres plus loin, le soleil transperce les nuages et provoque un arc-en-ciel digne de nos plus beaux rêves. C’est tellement surréaliste que l’on pourrait presque voir une licorne pétant des paillettes surfer sur l’arc-en-ciel qui se dessine devant nous. Les couleurs, autant celles de l’arc-en-ciel que celles des nuages et du pré d’un jaune or, sont dingues, d’une netteté incroyable, une image qui aurait sa place sur une carte postale, si si !

Quelques minutes d’admiration et de clichés plus loin, nous continuons jusqu’à notre prochain arrêt : Brighton. Trois campings réservés aux campervans se trouvent sur une distance de 2 km. Sur les 3, seuls deux ont des toilettes et de l’eau, le dernier étant juste un simple parking… Et devinez dans lequel nous allons nous parquer ? Le 3ème, vu que les deux autres sites sont déjà complets à l’heure à laquelle nous arrivons, la faute à la licorne. Cela ne nous empêche pas de rester dans l’un des deux parkings avec toilettes et eau pour nous faire à manger, puis de nous déplacer pour la nuit dans le 3ème où il n’y a rien d’autre à faire, si ce n’est s’endormir…

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *